Mémoire Implicite

La Mémoire Implicite :

 

C’est une forme de mémoire inconsciente faisant partie de la mémoire à long-terme. Elle est très liée aux sensations, émotions et réflexes.

Contrairement à la mémoire explicite, elle n’a pas besoin d’un rappel fait de manière consciente pour revivre un souvenir.

Chez l’enfant adopté, l’émotion d’un souvenir (celui du traumatisme de la séparation) se déclare, sans pour autant se rappeler à quoi il est lié. De nombreuses émotions furent vécues lors de l’événement ayant causé la blessure primitive. Diverses situations de la vie quotidienne les font resurgirent, à des moments rarement arrangeants pour ceux qui les revivent.

Ces émotions ont donc crée des conditionnements émotionnels pour se défendre, qui donneront lieu à des comportements (ou réflexes) pour la plupart inadaptés à l’âge adulte :

-Réflexes d’infériorité

-Réflexes de fermeture

-Réflexes de colère

-Réflexes de rejet

-Réflexes de culpabilité

-Réflexes d’attachement (anxieux)

etc…

mémoire implicite
Taxonomie des systèmes de mémoire à long terme, d’après Squire, Memory systems of the brain : a brief history and current perspective, Neur of Learn. & mem, 82, 2004

Facette subconsciente

Facette subconsciente :

 

Considérez une facette subconsciente comme une part de vous-même.

Chaque part de vous a une intention positive pour votre mieux-être. Ou du moins, pour votre protection. Ces parts sont subconscientes car nous nous rendons pas compte de ce que certains comportements signifient chez nous.

Une facette subconsciente est souvent une part de votre enfant intérieur, elle est restée bloquée à un événement passé et a développé un mécanisme de défense pour vous protéger de cet événement aujourd’hui. Ce comportement a eu une utilité à une période de votre vie, mais en a peu aujourd’hui. D’où l’intérêt d’être capable de communiquer avec nos facettes subconscientes.

Nous pouvons le faire par divers procédés comme par la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) ou CNV (Communication Non-Violente).

Voir article => Mes formations pour aider les adoptés

Reflet

Le Reflet (génétique) :

 

Le reflet génétique est le fait de partager des caractéristiques génétiques avec une autre personne : Voir un peu de nous en l’autre.

C’est quelque chose de naturel que l’on trouve chez des personnes qui ont des liens (biologiques) de parenté ou de fratrie : “Il a le sourire de son père, les yeux de sa mère, la même expression de joie que sa sœur etc…”.

Ce sont avant tout des réactions et attitudes qui s’expriment d’une façon unique par le corps : une façon de plisser les yeux quand on sourit, une façon de hocher la tête quand on parle, une façon particulière de marcher etc… C’est pour cela que le reflet génétique ne peut pas être feinté par de simples ressemblances physiques.

Le reflet est un repère pris pour acquis, car existant depuis toujours, chez les familles biologiques. Les adoptés ne le découvrent, pour la plupart, qu’après les retrouvailles avec certains membres de leur famille de naissance.

 

Pour voir vidéo émouvante sur le sujet : Cliquez ici

 

Blessure d’abandon

Blessure d’abandon :

 

La blessure d’abandon n’est pas à confondre avec la blessure primitive, bien qu’elles soient très proches toutes les deux.

Elle est propre à chaque être humain, qui est le mammifère le plus dépendant des autres à la naissance. Son développement affectif se fera alors avec ses parents et son entourage proche. Lorsqu’un événement de séparation survient, la blessure d’abandon apparaît.

Exemples : bébés en couveuses (séparés de leurs mères pour une durée indéterminée), deuil d’un des parents dont l’enfant était très proche, jeune enfant laissé chez un ami pendant que les parents sont partis en vacances etc…

La notion du temps est différente chez l’enfant, et au début de la vie, nouvelle. Par rapport à nous, qui avions eu l’expérience de 20, 30 ou 60 années…

La blessure d’abandon est détaillée dans ce livre notamment : Les 5 blessures qui nous empêchent d’être nous-même.

 

Déni

déni
Photo par Henti Smith

Déni :

 

Par la définition psychanalytique issue du site Vulgaris medical, je vous donne 80% de ce que je voulais vous transmettre.

 

Le déni est une notion utilisée en psychanalyse, pour désigner le fait de refuser, de façon inconsciente, une partie ou l’ensemble d’une réalité, qui est perçue comme traumatisante. Il peut porter sur : Un sentiment. Une émotion.

 

Le déni est inconscient, du coup on ne choisit pas d’en sortir comme ça. Il renferme des émotions que nous ne voulons pas avoir à affronter autrement dit.

Je sais que mon exemple risque d’en agacer certains : mais quelques adoptés peuvent avoir l’impression de ne pas avoir le besoin de retourner sur la question de leurs origines, ne se définissant seulement que par ce qu’ils sont aujourd’hui et que “le passé appartient au passé”.

C’est en général, une colère profonde envers la mère biologique de les avoir abandonné qui sommeille en eux… L’enfant intérieur est blessé, traumatisé par l’expérience et en veut à sa mère de l’avoir laissé. Certains adoptés sont également “typés”, et ne supportent pas d’être associés à la population de leur pays natal. Il est bon d’en prendre garde, car ce genre de comportement peut se projeter sur notre estime de nous-même ou nos relations.

Comme une mère de naissance peut ne pas revoir son enfant parce qu’elle ne peut faire face au sentiment fort de culpabilité qu’elle a vécu au moment de l’abandon.

Notre ego favorise souvent bien le déni. C’est à mon sens, une façon de nous déresponsabiliser d’un travail (pourtant enrichissant) sur nous-même.

Vrai Moi

www.sadoptersoi.com
Photo de Moussa Baj

 

Le Vrai Moi est ce qui est dés la naissance. Autrement appelé notre caractère, il est génétique. Il poursuit sa construction durant la période du Self : Période où l’enfant poursuit son développement affectif avec la mère dans le monde.

En tant qu’adopté(es) : La période du Self est interrompue par la séparation entre la mère biologique et l’enfant. Ce dernier n’a pas eu l’occasion de développer un Moi “complet”. Les remises questions par rapport à l’événement traumatique vont donc brouiller les pistes restantes et mettre en place le Moi adaptatif (ou Faux Moi). De plus, nous n’avons aucun souvenir référent de ce que nous étions avant le traumatisme. La boucle est bouclée.

Le but de ce blog sera de briser cette boucle. En comprenant et en reprenant la construction de notre Vrai Moi par des actions que nous mettrons en place.

 

Objectivité

Définition Larousse : Qualité de quelqu’un, d’un esprit, d’un groupe qui porte un jugement sans faire intervenir des préférences personnelles : Diriger avec objectivité les débats. Qualité de ce qui est conforme à la réalité, d’un jugement qui décrit les faits avec exactitude : L’objectivité d’un récit.

 

Ma définition est différente : L’objectivité est ce que j’appelle un “état neuf”, avec une vision riche de la réalité. Non-obstruée par des éléments (ou événements) désagréables qui nous affectent, et qui peuvent donc nous donner un moins bon état d’esprit : Plus rigide, plus défaitiste, plus passif…

Une décision prise sans objectivité ne vaut rien : elle n’est pas représentative de notre valeur ou de nous-mêmes face à la vie.

Comment la reconnait-on ? Par exemple, quand nous nous disons : “La vie est belle quand même.”, “La vie vaut la peine d’être vécue.”, “Il y a tellement de possibilités dans ce monde !”, “Rien est impossible !”

L’objectivité amène à un état du Soi : fierté ou croissance. Elle favorise l’action, le mouvement de la vie.

Feedback

“Il n’y a pas d’échec, que du Feedback.”

 

Terme anglais qui veut dire : Retour.

Dans ce blog nous l’utilisons pour signifier le résultat d’une expérience personnelle.

Souvent, quand nous avons essayez quelque chose qui n’a pas marché, nous aurons la mauvaise habitude de dire “C’est un échec”. Or, un échec est un terme qui n’amène rien de positif ou d’agréable pour notre motivation. Peut-être l’envie de se ressaisir pour ceux qui agissent pour fuir une situation. Mais pour les autres, il faudra agir en utilisant le terme Feedback ; Un retour qui soit nous montre qu’on a atteint notre objectif, sinon qu’il reste quelques ajustements à faire pour l’atteindre, tout simplement. Par conséquent les possibilités d’actions à entreprendre, dans cet état d’esprit, restent toujours ouvertes !

La blessure primitive (d’adoption)

La blessure primitive (d’adoption)

 

Le terme exact serait “blessure primitive” plutôt que d’adoption. Mais je préfère simplifier pour que chacun puisse comprendre rapidement de quoi il s’agit.

Elle représente le traumatisme de la séparation entre une mère et son enfant. Quel que soit l’âge. Les émotions du souvenir traumatique entre en mémoire implicite (“inconscient”) à l’âge de 3 ans.

Enfant intérieur

 

L’enfant intérieur est la part de nous-même qui est restée “bloquée” à un “événement marquant” de notre vie. Ses émotions sont enfermées dans notre inconscient. Elles peuvent donc resurgir à l’âge adulte face à une situation ressemblant (beaucoup ou très peu) à “l’événement marquant”.

Cet enfant intérieur est bénéfique quand l’événement marquant fut agréable.

Exemples agréables :

-La madeleine de Proust ; La simple odeur d’une madeleine le ramenait à un souvenir heureux d’enfance chez sa grand-mère. Ceci avait pour conséquence de le détendre et de le faire sourire.

-Revoir un vieil ami d’enfance qu’on a pas vu depuis longtemps ; on se souvient des bons moments passés avec lui dans la cour de récréation ou aux anniversaires…

 

A L’INVERSE, l’enfant intérieur dont l’événement marquant a été désagréable ne sera pas bénéfique.

Exemples désagréables :

-Une personne qui se sera sentie trahie par un(e) proche durant son enfance aura tendance à se méfier des personnes qui lui seront proches plus tard.

-Un enfant qui aura reconnue qu’aller dans sa chambre était un bon refuge au moment où la situation familiale se dégradait (parents en colère ou se disputant) aura été utile durant cette période. Mais elle sera handicapante à l’âge adulte si cette personne décide de fuir toute situation qui commencent à devenir désagréables avec autrui.

Comme on peut le voir, l’Enfant intérieur réagit de manière défensive pour s’éloigner de l’événement traumatique. C’est suite à ce dernier exemple que nous nous devons de revenir vers notre enfant intérieur afin de proposer à notre inconscient quelque chose qui lui sera plus rassurant. En effet, ces comportements défensifs étaient utiles à l’époque mais ne le sont plus aujourd’hui. Se “remettre à jour” permettra de ne plus nous sentir handicapé par les événements désagréables et d’agir avec plus de souplesse.

L’état de Soi croissance permet de revenir vers son Vrai Moi et d’avoir un comportement adulte, tout en prenant des décisions pour notre Enfant intérieur.