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4 raisons pour ne plus être l’adopté perfectionniste

adopté perfectionniste
Photo par Tom et Milou

J’aborde ces 4 raisons de ne plus être un adopté perfectionniste parce que nous avons tendance à trop l’être. Cet article s’adresse à tout le monde bien entendu, et à mon public 😉

4 raisons pour ne plus être l’adopté perfectionniste

1) Nos croyances :

 

“On n’est jamais mieux servi que par soi-même” Cette citation vous dit quelque chose ? Oui, certaines personnes sont de ferventes partisanes de cette devise. J’en suis (hélas) moi-même une ! La plupart ont d’ailleurs un tempérament solitaire. Elles aiment garder leur confort, que ce soit chez elles comme au travail. Rien ne doit être déplacé ou changé.

Si comme moi vous vous reconnaissez, sachez que nos avantages sont :

-Le sens de l’organisation

-Faire les choses l’une après l’autre

-Classer ou ranger

-Savoir respecter une routine

Bien entendu chaque médaille a son revers. Connaissant mes articles vous vous doutez que nos faiblesses sont dans notre capacité à changer.

En voici 3 majeurs :

-Difficulté à changer de routine

-Peu doué pour le travail collectif

-Perturbé par le changement de confort

 

ACTIONS :
  • L’adopté(e) (ou toute autre personne ayant subit le même genre de traumatisme) a la croyance d’être “mauvais” ou même défectueux sinon “pourquoi aurait-il été abandonné ?”. Être un adopté perfectionniste dans chacune de nos tâche devient alors logique, pour “réparer”.

Hélas, ce sont des croyances défensives pour justifier l’acte d’abandon qui n’est pas dans l’ordre naturel des choses ; rappelons-nous, un enfant “devrait” se développer auprès de celle qui l’a mis au monde. Il faut donc accepter de ne pouvoir jamais atteindre la définition standard de la perfection.

La notion de perfection est subjective ; c’est une croyance qui a été crée par l’être humain. Ce qu’on peut atteindre en revanche, c’est le meilleur de nous-même ! Cet état qui est atteint de temps à autre quand on est proche du Soi croissance. On dira alors que le moment est parfait.

 

2) Peur d’échouer :

 

Qui n’a jamais eu peur de l’échec ? J’ai encore cette peur aujourd’hui quand il s’agit de mes grands projets (où des proches qui en font partis) : Comme ce blog et le contenu vidéo dans lesquels je m’investis.

La peur qu’une horde de gens mécontents se manifestent ou que ce que je rate ce que je fais. L’avantage c’est que je peux, la plupart du temps, rattraper ce que je fais dans mon activité heureusement.

La peur de l’échec touchera plus un adopté dans le sens où cette notion est liée à celle de la perte. Perdre quelqu’un au tout début de la vie (la mère) est un sentiment lourd qui s’inscrit dans l’inconscient, de manière active. Il se traduit par un sentiment de panique lorsqu’une situation d’échec arrive : “On ne peut donc pas se permettre d’échouer pour notre bien-être émotionnelle.”

Le but n’est donc pas de gagner, mais plutôt d’éviter l’échec à tout prix. Or ce n’est pas ce qui va nous en préserver pour autant, et nous le savons !

 

ACTIONS :
  • Accepter la peur et les échecs. Tout le monde a une peur panique de quelque chose. Et souvent c’est très personnel. Tellement que certaines personnes n’ont même pas conscience de leur plus grande peur…
  • Prendre conscience que la peur fantasmée n’est pas la même que la peur réelle. Souvent on se rend compte que nos fantasmes dépassent la réalité une fois qu’on les a concrétisé. C’est d’ailleurs parce que le fantasme doit rester un fantasme qu’on reste dans cette peur de l’échec. Ceux qui ont réussi en persévérant vous diront qu’ils ont échoué de nombreuses fois avant de connaitre leur unique réussite.

 

3) Vouloir plaire aux autres :

Photo par Nicolas Stefanni
Photo par Nicolas Stefanni

On le sait tous, c’est un frein. Les autres sont, au début de la vie, vus comme des étrangers. Le seul “autre” en qui on peut avoir confiance, c’est à celui qui nous a porté pendant 9 mois, notre mère. Il est donc normal de vouloir plaire à l’entité qui nous a apporté confort et chaleur à l’entrée dans ce monde.

L’être humain est l’un des mammifères les plus dépendants à leur naissance. Il n’a donc pas d’autres choix que de s’en remettre aux autres. Faire bien notre travail, c’est bien. Mais faire bien son travail au point de se faire mal, c’est idiot… Car on s’oublie pour le regard que les autres auront sur nous, et non sur notre travail.

 

ACTIONS :
  • Retenez ce vieil adage “Plaire à tout le monde, c’est plaire à n’importe qui.” Vous ne voulez pas plaire à n’importe qui… Vous avez toujours un groupe particulier préféré. Et puis ce serait lassant que tout le monde valide tout le temps ce que vous faites, même quand vous savez que c’est nul. Vous n’êtes pas obligé d’aller à l’extrême opposé non plus : de déplaire à tout le monde. De toute façon si c’est votre but, ce sera raté. Puisqu’il y aura toujours un public, même pour de la mer**, comme je le dis si finement…
  • Prenez simplement position. Dans vos opinions mais surtout dans la direction que vous voulez donner à votre vie : vos envies, vos ambitions, les choix des gens qui vous entourent et le choix de vos valeurs.

 

4) Le manque de contrôle :

 

En tant qu’ex-perfectionniste, je sais qu’avoir le contrôle était mon obsession. Quand je n’en avais plus, j’avais l’impression d’avoir perdu. Selon les situations, c’était plus où moins le sentiment de panique qui m’envahissait.

Une personne lambda aura peur du manque de contrôle à cause de sa dépendance à son entourage quand il était bébé. Un adopté n’aura même pas eu ce privilège.

C’est plutôt les circonstances sur lesquelles il n’aura rien pu faire : “Enlevé” des bras de sa mère, emmené dans plusieurs endroits avec des personnes différentes, puis face à une nouvelle mère qui n’est pas celle d’origine. A partir de là, on peut comprendre que ne pas avoir de contrôle est devient un problème plus conséquent.

 

ACTIONS :
  • Il pourrait se résumer dans le mot “Accepte”, comme le dirait le sage Missor. Accepter qu’il y a des actions qui viennent de l’extérieur et qu’on ne peut donc pas contrôler. C’est une réalité. Même si je vois venir ceux qui aiment anticiper.

On ne peut jamais être sûr à 100% de 100% des choses qui vont arriver. On peut, par contre, être à 100% sûr qu’il faut apprendre à vivre avec. Puis il y a des actions qui viennent de l’intérieur et ça, c’est une tout autre histoire.

  • Se responsabiliser. Quand je dis ça, il s’agit de se concentrer sur les actions que nous pouvons mettre en place. Qu’est-ce que nous pouvons faire pour améliorer notre quotidien ? Peut-être se mettre à un nouveau sport, devenir un expert dans une nouvelle activité, découvrir des nouveaux endroits de notre ville, rencontrer des gens…

Tout est possible, du temps que vous en retiriez un sentiment de satisfaction. Le bonheur est subjectif aussi ! Ainsi les actions venant de l’extérieur ne seront pas les seules choses qui vous arriveront dans la vie et auront beaucoup moins de poids. Vous n’attendez plus de l’extérieur mais de vous, et ça c’est un progrès !

 

Conclusion :

 

Avec du recul et plusieurs semaines après avoir relu cet article, je me rends compte qu’être un adopté perfectionniste est une raison de plus pour nous déresponsabiliser de nos actes. Donner le meilleur de nous-même n’est pas être perfectionniste. Le perfectionnisme est inatteignable, donc nous pouvons nous donner une bonne (mauvaise) raison de rester passif face aux réels actions que nous devons entreprendre sur nous-même.

Alors agissons en donnant le meilleur de ce que nous vivons et gagnons. La bienveillance engendre la bienveillance 🙂

 

Dites-moi en commentaire ce que vous en avez pensé : Vous êtes perfectionniste comme moi ? Que faites-vous pour moins l’être ?

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