4 mythes anciens tournant autour de l’adoption et qui sont faux

Mythe adoption
Photo par Steve Hanna

 

La société répand parfois des idées qui ne sont pas les meilleures, mais qui sont acceptées par la masse par manque de connaissances et de communication. Voici donc les 4 mythes anciens tournant autour de l’adoption et qui sont faux.

 

1/ Le bébé n’a pas de conscience :

 

Des gens s’imaginent encore que le bébé « ne comprend rien de toute façon », qu’il ne remarquera pas la substitution de sa mère de naissance avec une mère adoptive, qu’il aura oublié tout ce qui s’est passé lors de l’adoption…

Les recherches en neuroscience et psychologie pré-natale ont démontré au fil des années le contraire hélas… Le bébé a bien une conscience dés la fin de la formation de son cerveau (intra-utero). C’est d’ailleurs en cette période de vie que le plus de connexions synaptiques se forment (voir la courte vidéo explicative sur la page ici) et gardent la trace mnésique de chaque expérience. Les connexions qui ont le plus de chance d’être conservées à l’avenir, sont celles qui auront été le plus utilisé, à savoir les conditionnements émotionnels (mécanismes de défense). C’est pour cette raison que l’adopté gardera des souvenirs non-conscients (en mémoire implicite) de son traumatisme, à tout âge.

 

2/ Les enfants adoptés doivent être reconnaissants :

 

Même si l’enfant adopté a peut-être échappé a la famine, la pauvreté ou à une famille biologique maltraitante… il n’a en aucun cas à se sentir reconnaissant de sa famille adoptive concernant son adoption. Une famille qui veut adopter est soit le fait d’une mère infertile qui ne peut pas enfanter, mais qui veut vivre l’expérience de la maternité (ou de la parentalité avec son conjoint), soit une famille qui veut se placer en tant que « sauveur ». Dans tous les cas, pour assouvir ces besoins différents, comment auraient-elles fait si la procédure d’adoption n’avait pas été possible ?

C’est donc aux familles adoptives d’être reconnaissantes envers la procédure d’adoption. Être reconnaissantes envers l’enfant d’exister, et de vivre la parentalité est évidemment un plus non-négligeable. Il favorisera l’accompagnement du bébé dans un amour « véritable ».

De plus, n’oublions pas que le bébé n’a pas décidé d’être séparé de sa mère de naissance. C’est une décision qui a été prise par les adultes. Donc l’enfant adopté est à mettre en dehors de la question de reconnaissance.

 

3/ Tous les adoptés sont à plaindre :

 

Tous les adoptés sont à plaindre
Photo par Tom et Milou

 

Ce troisième mythe est du à la réaction de certaines personnes quand un adopté leur annonce qu’il a été adopté. Souvent l’adoption est vue comme une histoire triste, car elle fait échos à une blessure « universelle » chez les gens : la blessure d’abandon.

Malheureusement, la plupart des personnes sensibles ont l’habitude de projeter leurs émotions (comme les adoptés) sur le fait d’être abandonné par sa propre mère, ou d’en avoir été séparé. Elles croient que ça doit être systématiquement (et particulièrement) « dur » d’être un adopté. Que la vie doit être souvent triste.

Chaque adopté gère son traumatisme à SA manière. Certains ont du mal à la gérer et sont en effet « bloqués » dans de nombreuses situations ou « hypersensibles ». D’autres trouvent des moyens pour la gérer facilement au quotidien : activités sportives, rencontres avec les autres… Et se débrouillent (et s’adaptent) aussi bien dans la vie que des personnes non-adoptées.

 

4/ L’enfant oubliera d’où il vient :

 

Un enfant adopté peut oublié d’une manière consciente d’où il vient, surtout si la famille adoptive ne l’informent pas de son adoption. La vérité finit toujours par faire surface. Pour plusieurs raisons :

-Même si l’enfant ressemble physiquement à ses parents adoptifs, il n’aura pas la sensation d’un Reflet génétique complet.

-Il aura un sentiment d’inadaptation au sien de la famille.

-Il ressentira les émotions de sa mémoire implicite sans pouvoir les expliquer.

L’enfant ressent. Johanne Lemieux, conférencière Québécoise,  parlait d’OMNI : Objet Manquant Non-Identifié. C’est quelque chose qui sera ressenti par l’adopté. Quelque chose qui ne disparaîtra sous aucun « dictât » imposé par la voie consciente. Un retour aux sources sera donc inévitable, que ce soit tôt ou tard au cours de la vie.

 

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