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4 idées reçues complètement fausses tournant autour de l’adoption.

Mythe adoption

La société répand parfois des idées qui ne sont pas les meilleures, mais qui sont acceptées par la masse par manque de connaissances et de communication. Voici donc les 4 idées reçues complètement fausses tournant autour de l’adoption.

 

4 idées reçues complètement fausses tournant autour de l’adoption

 

Avant de lire : Ces idées reçues m’ont été communiquées par des adoptés que j’ai pu rencontré et par des parents adoptants. Ce sont ceux qui sont le plus revenus. Leur développement est fait d’un point de vu psychologique. Prenez donc du recul tout en gardant ce qui vous parle dans cet article comme d’habitude 😉

 

1/ Le bébé n’a pas de conscience :

 

Des gens s’imaginent encore que le bébé « ne comprend rien de toute façon », qu’il ne remarquera pas la substitution de sa mère de naissance avec une mère adoptive, qu’il aura oublié tout ce qui s’est passé lors de l’adoption…

Les recherches en neuroscience et psychologie pré-natale ont démontré au fil des années le contraire hélas… Le bébé a bien une conscience dés la fin de la formation de son cerveau (intra-utero). C’est d’ailleurs en cette période de vie que le plus de connexions synaptiques se forment (voir la courte vidéo explicative sur la page ici) et gardent la trace mnésique de chaque expérience. Les connexions qui ont le plus de chance d’être conservées à l’avenir, sont celles qui auront été le plus utilisé, à savoir les conditionnements émotionnels (mécanismes de défense). C’est pour cette raison que l’adopté gardera des souvenirs non-conscients (en mémoire implicite) de son traumatisme, à tout âge.

 

2/ Les enfants adoptés doivent être reconnaissants :

 

Même si l’enfant adopté a peut-être échappé a la famine, la pauvreté ou à une famille biologique maltraitante… il n’a en aucun cas à se sentir reconnaissant de sa famille adoptive concernant son adoption. Une famille qui veut adopter est soit le fait d’un couple infertile, mais qui veut vivre l’expérience de la parentalité, soit une famille qui veut se placer en tant que « sauveur ». Dans tous les cas, pour assouvir ces besoins différents, comment auraient-elles fait si la procédure d’adoption n’avait pas été possible ?

C’est donc aux familles adoptives d’être reconnaissantes envers la procédure d’adoption. Être reconnaissantes envers l’enfant d’exister, et de vivre la parentalité est évidemment un plus non-négligeable. Il favorisera l’accompagnement du bébé dans un amour « véritable ».

De plus, n’oublions pas que le bébé n’a pas décidé d’être séparé de sa mère de naissance. C’est une décision qui a été prise par les adultes. Donc l’enfant adopté est à mettre en dehors de la question de reconnaissance.

 

3/ Tous les adoptés sont à plaindre :

 

Tous les adoptés sont à plaindre
Photo par Tom et Milou

 

Ce troisième mythe est du à la réaction de certaines personnes quand un adopté leur annonce qu’il a été adopté. Souvent l’adoption est vue comme une histoire triste, car elle fait échos à une blessure « universelle » chez les gens : la blessure d’abandon.

Malheureusement, la plupart des personnes sensibles ont l’habitude de projeter leurs émotions (comme les adoptés) sur le fait d’être abandonné par sa propre mère, ou d’en avoir été séparé. Elles croient que ça doit être systématiquement (et particulièrement) « dur » d’être un adopté. Que la vie doit être souvent triste.

Chaque adopté gère son traumatisme à SA manière. Certains ont du mal à la gérer et sont en effet « bloqués » dans de nombreuses situations ou « hypersensibles ». D’autres trouvent des moyens pour la gérer facilement au quotidien : activités sportives, rencontres avec les autres… Et se débrouillent (et s’adaptent) aussi bien dans la vie que des personnes non-adoptées.

 

4/ L’enfant oubliera d’où il vient :

 

Un enfant adopté peut oublié d’une manière consciente d’où il vient, surtout si la famille adoptive ne l’informent pas de son adoption. La vérité finit toujours par faire surface. Pour plusieurs raisons :

-Même si l’enfant ressemble physiquement à ses parents adoptifs, il n’aura pas la sensation d’un Reflet génétique complet.

-Il aura un sentiment d’inadaptation au sien de la famille.

-Il ressentira les émotions de sa mémoire implicite sans pouvoir les expliquer.

L’enfant ressent. Johanne Lemieux, conférencière Québécoise,  parlait d’OMNI : Objet Manquant Non-Identifié. C’est quelque chose qui sera ressenti par l’adopté. Quelque chose qui ne disparaîtra sous aucun « dictât » imposé par la voie consciente. Un retour aux sources sera donc inévitable, que ce soit tôt ou tard au cours de la vie.

 

Que faire de ces idées reçues alors ?

 

Simplement d’en prendre le contre-pied :

enfant adopté

Un bébé a en effet une conscience.

Il enregistre tout du point de vue émotionnel et du ressenti. Si vous n’êtes donc pas paisible, il y a de fortes chances qu’il le ressente même si visuellement parlant il ne donne pas l’impression d’être particulièrement affecté. Donc, apprenez à organiser votre vie de manière à être bien avec vous-même et ceux qui vous entoure pour donner les meilleures conditions à votre enfant.

 

Un enfant adopté n’a pas à être plus reconnaissant qu’un autre.

Pourquoi il le devrait d’ailleurs ? Si vous êtes parents, c’est parce que vous avez désiré faire l’expérience de la parentalité, pas celle du secouriste humanitaire (sinon allez voir cet article sur le syndrome du sauveur). Votre enfant n’a pas a ressentir le poids de la culpabilité en permanence, ça ne fait que rajouter à l’anxiété qu’il ressent peut-être déjà, et ceci peut avoir des conséquences néfaste sur sa vie sociale. Aimez donc cet enfant pour ce qu’il est en tant qu’être humain, simplement.

 

Tous les adoptés ne sont pas à plaindre. 

Certains vivent très bien leur adoption, d’autres la vivent mal et d’autres ne sont pas prêts à en parler (à chacun son rythme). Si vous n’êtes pas adopté et que vous en rencontrez un, évitez de prendre un regard de chien battu et un ton alarmiste, on pourrait mal le prendre ! 😉 Nous ne sommes pas tous des rescapés de guerre ou plus à plaindre que la moyenne. Fiez-vous, comme pour la plupart des gens, à votre ressenti à ce que la personne vous dit et exprime en face de vous. Ainsi, vous aurez les indices les plus fiables !

 

L’enfant n’oublie pas d’où il vient.

L’adulte lui par contre peut faire semblant. Ceci dit, la plupart des adoptés savent qu’ils ont une histoire particulière de par leur pays (et famille) d’origine et le fait qu’ils se soient intégrés à leur pays actuel. C’est une illusion de croire qu’on peut faire une sorte de « lavage » de cerveau. Cette particularité reste toujours dans un coin de la tête. Donc, si vous êtes parents, laissez votre enfant libre de choisir quand il voudra retourner dans son pays d’origine si il le souhaite.

 

Laissez votre avis sur cet article : Avez-vous vécu ces mythes ? Ou y avez-vous cru vous-même fut une époque ?

 

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2 commentaires

  1. Petite précision : c’est le couple qui est infertile, pas uniquement la mère…

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