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5 raisons d’arrêter de plaire aux autres (surpasser le faux Moi)

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Photo par Andréa Portilla

 

Tout part d’une bonne intention : d’éviter le rejet, de rester en lien avec les autres. Mais quand ça devient une obsession, c’est problématique. Voici les 5 raisons d’arrêter de plaire aux autres, ou de leur plaire un peu moins !

 

5 raisons d’arrêter de plaire aux autres (surpasser le faux Moi)

 

1) Vous êtes quelqu’un d’autre, pas vous-même  :

 

Imaginez que vous faites la connaissance d’une personne. Vous discutez plutôt bien pendant 10 bonnes minutes. Et que plus tard, on vous dit qu’elle n’était pas elle-même quand vous vous êtes parlé. Étrange non  ? Pourquoi n’a-t-elle tout simplement pas été elle-même avec vous  ? Vous ne lui en voulez pas forcément, vous êtes intrigué(e) : Quel était l’utilité de ce Faux Moi ? Vous trouvez peut-être ça dommage car vous aurez aimé avoir une conversation authentique avec elle.

Et bien sachez que c’est ce que peuvent se dire les gens que vous rencontrez lorsque vous êtes cette personne. Ils ne vous en veulent pas pour autant mais auraient largement préféré que vous soyez vous-même avec vos opinions.

 

Conseil :

  • Montrez-vous tel que vous êtes. La plupart des personnes ne vous connaissent pas et ne se feront une opinion de vous que lorsqu’elles auront discuté avec vous. La plupart du temps, si l’échange se fait dans le respect, il débouchera soit sur de la bienveillance ou de la neutralité. Mais rarement à du rejet ou d’une haine viscérale gratuite ; A moins d’être responsable d’un génocide… Vous l’êtes ?

2) Vous fuyez les désaccords, vous cachez vos opinions  :

 

Hélas, à force de vouloir plaire, on essaye de s’adapter et de se sur-adapter même  ! En s’accordant aux opinions des autres. Du coup, nous sommes d’accord avec tout le monde, sans exception  ! C’est bien de partager les mêmes idées, mais ceci pourraient vous entraîner dans des situations que vous ne maîtrisez pas  : Si une personne avec qui vous avez envie de parler aime comme musique le métal et que vous dites que vous aimez aussi (alors que ce n’est pas vrai), elle va vous faire écouter de nouveaux groupes assez souvent. Attendez-vous donc à serrez les dents à chaque fois que vous la verrez.

Vous pouvez vous entendre avec une personne, sans être d’accord sur tout. Le débat n’est pas une confrontation. C’est là qu’intervient la maturité  : quand nous observons que nous ne sommes pas d’accord avec une personne, nous lui disons pourquoi mais sans absolument chercher à convaincre l’autre. D’ailleurs, si vous essayez de le faire, vous risquez d’être frustré qu’elle ne vous rejoigne pas. C’est là qu’il est important de savoir s’arrêter. Vous pouvez dire que vous avez entendu son opinion même si vous ne la partagez pas et passer à un autre sujet par exemple. De plus, ne pas confondre les idées avec l’être : On nous aime généralement pour ce que nous sommes.

Personnellement, j’ai eu du mal à assimiler cette notion importante. Aujourd’hui j’ai appris à m’arrêter, et à être tout simplement content d’avoir affirmé ma position, tout en restant en de bons termes avec la personne. Respecter la différence de l’autre, c’est respecter l’humain.

 

Conseils :

  • Ayez des opinions et n’hésitez pas à les exprimer.
  • Acceptez la différence d’opinion des autres, voyez-y une occasion d’élargir vos connaissances  : «  Je ne savais pas que des personnes qui pensaient comme ça pouvaient exister  » est aussi un élargissement de connaissances  !

 

3) Vous vous torturez l’esprit quand vous êtes seul  :

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Photo par Michel Isselé

 

En effet, quand vous êtes seul, vous vous posez des questions tels  : «  Est-ce que je suis réellement aimé par les autres  ?  », «  Est-ce que je fais bien les choses  ?  », «  Suis-je bien intégré(e)  ?  », «  Ai-je vraiment des ami(e)s  ?  »

Chercher à plaire aux gens, c’est s’adapter, et l’adaptation est une étude qui passe par l’observation  ; des attitudes, comportements, langages, centres d’intérêts d’autrui… C’est bien d’observer, mais si c’est systématique et permanent, nous nous fatiguerons… Et surtout, nous interpréterons certaines informations comme capitales, alors qu’en réalité, elles seront insignifiantes par rapport à d’autres que la personne veut vous communiquer.

 

Conseils :

  • Concentrez-vous sur la conversation, l’échange en lui-même, sur la personne… Elle nous parle pour nous transmettre une information ou quelque chose de plus personnel.
  • Soyez sincère. Arrêtez la sur-interprétation. Si vous avez un doute sur un propos, demandez à la personne de répéter, ou si ce que vous pensez est ce qu’elle a pensé aussi.

 

4) Vous n’écoutez pas réellement l’autre quand il vous parle  :

 

Ça peut vous paraître triste par rapport à la bonne volonté que vous consacrez aux autres. Mais lorsque vous vous posez plus de question sur  : comment faire et que dire pour qu’il ou elle m’apprécie  ? Votre cerveau est mobilisé à cette tâche et non à la communication que vous avez avec la personne qui est en face de vous. Peut-être que cette personne a elle aussi des problèmes et qu’elle vous l’exprime à demi-mot, qu’elle cherche juste à en parler simplement. Peut-être qu’une autre personne vous parle de son exploit pour se rassurer sur sa valeur et qu’elle a besoin de quelqu’un pour l’écouter.

 

Conseil :

  • Écoutez ce que veut vous dire l’autre. Le rapport sera plus authentique. Intéressez-vous à lui ou à elle. Le rapport n’en sera que plus satisfaisant pour les 2 partis. 🙂

 

5) Vous ne nourrissez que votre ego  :

 

Les gens sont dirigés pour la plupart par leur ego. Quand nous sommes focalisés sur ce que va penser l’autre de nous, nous ne nous intéressons pas à l’autre mais qu’à notre désir d’être approuvé au final. C’est donc égoïste.

Quand j’ai dit plus haut que les personnes ont besoin de se confier à vous, il est possible que vous vous sentiez frustré(e) de ne pas avoir de retour  : qu’elle ne font que vous parlez de leurs problèmes, sans vous demander comment vous allez. Peut-être aussi, est-ce le fait que vous n’avez pas cette facilité à vous confier aux autres, que vous n’en voyez pas l’intérêt…

Justement le défi est là  ! Vous n’avez pas à tout confier. Mais vous pouvez exprimer une déception passagère par exemple, tout le monde en a connu et pourra se reconnaître. Ce qu’il faut apprendre, c’est d’accepter que certaines personnes ne puissent pas comprendre certains de vos problèmes.

Si vous-même vous n’arrivez pas à les résoudre, comment voulez-vous que quelqu’un le résolve à votre place  ? (sauf dans le cas où nous avons un dilemme ou une petite idée de la solution dans le fond) Si votre frustration est profonde face à un problème, ou face au fait que quelqu’un ne l’ai pas compris, acceptez que ce soit dans l’ordre ‘actuel’ des choses et que vous avez un travail à faire sur votre façon de percevoir la situation.

 

Conseils :

  • Pensez à ce que vous dit l’autre, plutôt qu’aux inquiétudes de votre ego.
  • Acceptez que les autres ne peuvent pas vous apporter le confort immédiat que vous attendez. Que vous avez un travail à faire vis à vis de ça. (Hypothèse  : Si vous attendez que l’autre adoucisse votre image de vous-même face à une déception, peut-être n’êtes vous pas assez bienveillant envers vous-même pour le faire. Or il est largement plus bénéfique d’être bienveillant envers soi)

 

Conclusion  :

 

Dans cet article, il était question du Moi adaptatif pour les adoptés (bien qu’il soit consacré à tous ceux qui ont connu une séparation traumatisante dans leur passé, car le processus est le même). Ne pas avoir eu cette période de sécurité qu’est le Self, pousse à récupérer cette sécurité en construisant un faux-moi face aux autres. La part de nous qui est dans l’ombre de notre mémoire implicite (inconscient) peut être mise en lumière par une exploration profonde de nos émotions, notamment par l’hypnose. Chose à laquelle je me suis déjà essayé par le passé (voir vidéo ici).

 

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Souvenez-vous de ce que disait Marshall Rosenberg : « Ne faites rien qui ne soit pas du jeu. » 🙂

 

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